le Temps Rhétorique
VOL.I…No.06
SUISSE, GENÈVE, SAMEDI 11 AVRIL 2026
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PASSÉ, PRÉSENT, FUTUR
QUI SONT CEUX QUI DONNENT À L'ART ORATOIRE SES FORMES ?
À JAMAIS LES PREMIERS
Le lecteur aura suivi, au fil des numéros, la chevauchée genevoise pour les compétitions de l’année. Fondée en avril 2025, reconnue en octobre de la même année, la Société n’a pas encore six mois et inscrit pourtant plusieurs records. Il est naturel pour une structure voulue compétitive de produire des résultats – reste que ces résultats sont autrement satisfaisants.
Le premier échec
a Société a disputé sa première compétition au sein du Canton de Neuchâtel, le 24 octobre 2025, au cours du Grand Prix Intercantonal de Débat, remporté par deux des membres fondateurs de la Société pour ses première et deuxième édition. Cet échec, que nous qualifions comme un pas en avance, avait certes été moins bien reçu en interne que pour Le Temps Rhétorique. Il planait dans l’air une inquiétude : celle d’avoir les compétences sans savoir les prouver.
La faute égale à une compétition disputée avant même la fondation de la SRG, qui naissait six jours plus tard, par l’enregistrement officiel de l’Université de Genève.
Le détour parisien
Les 15 et 16 novembre, à l’Hotel de l’Industrie de Paris, se tenait la Compétition Nationale de Débat des Étudiants Rhétoricarte (CNDER), au cours de laquelle notre Président su faire porter un premier regard sur la Suisse romande. Une place de troisième au podium ainsi que la deuxième plus haute note de la compétition, bien qu’il ne s’agissait que d’une victoire individuelle, les lauriers furent distribués à la Cité de Calvin, qui reprenait son souffle.
Les escarmouches éparses
Au crépuscule de cette année de fondation qu’était 2025, la Fédération Francophone de Débat et d’Éloquence (FFDE) ouvrait ses portes à la Société. Véritable ligue compétitive, ce sont cinq rencontres qui s’organisèrent. D’une part, pour le Championnat de Plaidoyer, dont la participation de la SRG représentait une première dans l’histoire des associations d’art oratoire romande. Deux duels contre des équipes parisiennes ne suffirent pas à obtenir les qualifications, et le rêve s’arrêtait bien vite, avec l’élimination des les phases de poule. Trois autres rencontres se tinrent, peu après, pour le Championnat de débat parlementaire, qui vit la SRG émerger comme premier ex aequo de sa poule et accéder aux huitièmes de finale, lesquels furent tristement disputés et perdus, deux mois plus tard. Ces escarmouches éparses qui brillèrent de septembre à février ne furent pas tenues par des Genevois, c’est là le drame et la grandeur de la SRG. Des équipes ad hoc, constituées de fiers soldats réunis sous la bannière noire, prêts à se battre, vaincre ou périr, pour un pays qu’ils ne connaissent pas, pour une ville qu’ils n’ont visité. C’est à cet aune que fut institué “La Horde”, communauté digitale, véritable repère de bandits en tout genre, l’antre des fines fleures de la Rhétorique – une communauté élargie, qui si elle n’obtint pas l’or, su trouver la gloire et notre reconnaissance.
La véritable première compétition: à l’assaut de Lyon
Si les Championnats de la FFDE flattèrent nos égos calvinistes par l’idée que des filous outre nos frontières puissent rugir pour notre drapeau ; si la CNDER pointait Genève sur la carte ; si le GPID promettait une première entrée – aucune ne représentaient la véritable première compétition : la Coupe régionale de débat, organisée par la Fédération Francophone de Débat (FFD) Auvergne-Rhône-Alpes (AURA).
La Coupe AURA pris place le 14 février pour la SRG ainsi que trois autres équipes, et constitua le premier assaut par une équipe officielle de la SRG, constituée uniquement de sang genevois. Ô que ce jour fut rouge ! Ô que de larmes coulèrent ! mais jamais sur le visage d’or et de grenat, jamais sur l’aigle et la clef. Trois rencontres en une journée assurèrent non seulement trois victoires pour la SRG (8-1 ; 6-3 ; 5-4), mais également quatre titres de meilleur orateur. Notre Président en reçu deux, notre Secrétaire général en reçu un, et devant le talent déployé par l’auguste Hibat-Allah Hably, le jury considéra qu’il lui en fallait un aussi – de trois matchs, nous tirèrent quatre prix. N’est-ce pas grandiose ?
La Chevauchée Romande à Paris
Peu après les qualifications de la Coupe AURA, ce fut au tour de la Coupe de France d’être disputée. Réputée pour être la compétition la plus intense, la
plus difficile – les Genevois s’y rendaient au son des tambours de guerre. Le dimanche 1er mars, ce fut trois victoires de suite (8-1 ; 8-1 ; 5-4) et trois titres de meilleur orateur (2 pour Delafoge, 1 pour Hably) sur quatre. Une nouvelle tête, directement issue de “La Horde”, dont les preuves avaient été faites pour les Championnats de la FFDE, rejoint l’équipe : Preston Mpiaya.
Le 7 mars, les seizièmes de finales et une victoire (5-4) ainsi qu’un titre de meilleur orateur (Delafoge). Le lendemain, les huitièmes – et ces huitièmes représentaient gros. Non seulement la SRG était désormais la seule équipe genevoise en lice, mais encore Genève n’avait jamais dépassé les huitièmes de finale, et encore mieux ! l’adversaire n’était autre que la Conférence Olivaint, l’une si ce n’est la plus vieille association d’art oratoire de France. Au sort d’un duel acharné, la SRG l’emportait (5-4) sans titre de meilleur orateur. Le record était établi.
Et ce record demeura, puisqu’une semaine plus tard, la SRG tombait aux quarts (4-5), en emportant tout de même un titre de meilleur orateur (Delafoge).
La revanche Lyonnaise
Le coeur meurtri, l’espoir échappé, les yeux rouges, les mercenaires de Genève n’avaient jamais eu plus envie de combattre. Ils étaient tombés, certes, mais il leur restait un titre. La Coupe AURA avait vu deux finales précédentes disputées par une équipe genevoise. Il était temps d’inscrire la domination de la SRG, et ce fut chose faite, le 28 mars 2026, contre les tenants du titre, Lysias Clermont-Ferrand : la SRG remportait la finale (5-4), sans titre de meilleur orateur.
Partage du butin
La SRG a pour record d’être :
- la première équipe à participer au Championnat de Plaidoyer de la FFDE ;
- la première équipe à disputer les Quarts de finale de la Coupe de France ;
- la première équipe à remporter la Coupe AURA de débat ;
- la première équipe à remporter un titre majeur de débat.
Et tout cela, en même pas six mois d’existence… Longue vies aux orateurs !
LE SYNDROME DES "ONE HIT WONDERS"
MÉLANGE DE GLOIRE ÉPHÉMÈRE ET D’IMPOSTURE DURABLE
Qu’il nous soit permis une confidence en préambule: rien n’est plus délicat que l’exercice d’hiérarchie d’un domaine où les talents se mesurent à l’applaudimètre et la défaite se dissimule sous le tapis des archives. La faute à ce phénomène que les Anglo-saxons nomment One Hit Wonder, ces rhéteurs qui illuminent une soirée pour s’éteindre aussitôt dans les limbes confortables d’une retraite anticipée. Puissions nous tout de même entreprendre cet exercice périlleux. Il froissera des égos, tant pis ! la vérité a ses exigences.
De la nature du phénomène
La One Hit Wonder désigne le “succès sans lendemain”, ou la “merveille du premier coup” ; pour l’art oratoire, il s’agit de l’orateur surgissant de l’anonymat, qui conquiert un titre majeur pour ne plus jamais reparaître – ou pire, en revenir et choir sans que nul n’en conserve la mémoire. Deux voies s’offrent à lui : le retrait stratégique, qui fossilise une gloire intact au creux de l’ambre de l’invincibilité théorique ; la récidive hasardeuse, laquelle se promène toujours mariée à l’échec.
Où réside le vice ? Dans l’hypocrisie, Mesdames et Messieurs. L’hypocrisie de cette prétention à un titre dont la date de péremption n’est jamais mentionnée ; de cette victoire dont la validité n’est jamais contestée.
L’hypocrisie comme art de vivre
Gagner puis perdre, pour gagner à nouveau – voici le risque structurel auquel se soumet tout candidat à la maîtrise de la Rhétorique, et voici la règle implicite du jeu oratoire : il n’est de grand orateur qui n’ait connu de défaite, comme le blason d’or sans égratignure parait factice. Cependant que des légions innombrables se soulèvent au seul fait de la victoire, quelques agents de corruption gagnent puis fuient – ce qui soulève d’épineuses questions quant à la légitimité du sacre initial. Était-ce le talent ou la chance ? était-ce l’heureuse conjonction d’un jury attendri, d’un sujet autrement favorable ? Seul Dieu le sait, et nous ne sommes point dignes d’en juger avec certitude.
Ce qui nous appartient, en revanche, c’est d’observer. Et nous observons que ces champions d’un soir, loin de cultiver l’humilité qui sied aux empires fragiles, se parent de leur titre de plastique comme d’une hermine éternelle. Une pensée va aux vaincus, qui voient alors ces Succès sans lendemain siéger au sein des jurys, donner des leçons, écrire des articles, et désacraliser la compétition qui les fit briller en premier lieu. Particulièrement, siéger dans des jurys, quelle position commode ! qui dispense de combattre tout en conservant son autorité ! Professer des leçons, voici l’audace suprême de qui n’a plus rien à prouver, lors qu’il a décidé de ne plus rien risquer. Plutôt que sur la scène, on les croise dans les couloirs, distribuant de faux conseils et de creux encouragements avec la magnanimité condescendante du vétéran qui n’a connu que les cuisines de la caserne.
Que d’arrogance ! et surtout, que d’arrogance mal fondée, bâtie sur cette unique soirée dont personne ne peut jurer qu’elle ne fut pas l’oeuvre du hasard.
Des causes structurelles du mal
Il est deux Succès du lendemain, fondamentalement différents : l’orateur qui prend sa retraite, structurellement forcée par la petitesse du pécule accumulé après maints concours ; l’orateur qui s’arrête à une seule victoire, et dont la gloire reste fondamentalement viciée. Les premiers nous attristent, les seconds nous désolent. Restons justes dans notre analyse : les imposteurs existent car le système les y invite.
D’une part, la faute à la loterie des jury. Nos concours ne disposent point d’arbitres professionnels formés aux arcanes de la dialectique. Nous convoquons des personnalités, certes charmantes, cultivées souvent, mais dont la sensibilité d’un soir décide du destin d’une carrière. Tel jury couronnera la fougue ; tel autre, la sobriété ; un dernier, l’émotion. L’orateur victorieux n’a pas nécessairement vaincu ses adversaires : il a séduit quelques inconnus dont les critères demeurent mystérieux et, pour tout dire, arbitraires.
Cette loterie crée l’inégalité des armes. Les sujets distribués ne se valent point, et chacun le sait sans oser le dire. L’un hérite d’une question brûlante d’actualité qui enflamme naturellement les esprits ; l’autre, d’une abstraction byzantine qui n’intéresse que les spécialistes et endort le commun. Comment comparer des performances si inégalement armées ? Comment prétendre que le vainqueur l’emporte au mérite ?
Si les juges sont arbitraires et les sujets inégaux, l’orateur moyen en vient à préférer l’économie de la nouveauté. Nos concours, pauvres en moyens et en ambitions, recherchent l’événement, le spectacle, la révélation. La fraîcheur prime sur l’ancienneté ; l’éclat, sur la régularité. Un visage neuf captive davantage qu’une compétence éprouvée mais familière. Le système fabrique mécaniquement des étoiles filantes et punit, par l’indifférence, ceux qui ont l’audace de revenir. Triste sort !
Du mal que cela produit
Pour l’observateur désintéressé, la comédie est sans conséquence. Pour le praticien qui s’entraîne, qui persévère, qui perd et revient, elle constitue un affront permanent.
Ces titres temporaires perdurent indéfiniment dans les biographies alors même que leurs détenteurs ont depuis longtemps déserté les amphithéâtres. Comment accorder crédit symbolique à une distinction dont les lauréats successifs ne se rencontrent jamais en lice ? Comment respecter une couronne que son porteur refuse de défendre ?
Plus pernicieux encore : les champions fantômes d’hier jugent les prétendants d’aujourd’hui, perpétuant le cycle avec une innocence coupable. Ils fabriquent, à leur image, de nouvelles Merveilles du Premier Coup — car comment reconnaîtraient-ils une vertu qu’ils n’ont eux-mêmes jamais démontrée : la constance ?
Épilogue mélancolique
Ainsi va l’art oratoire romand : un défilé de couronnes éphémères portées par des rois qui abdiquent sitôt sacrés. La faute n’en incombe pas entièrement aux individus — le système les y pousse avec une efficacité redoutable — mais la lucidité commanderait, à tout le moins, une certaine modestie dans l’usage des titres acquis.
Qu’il nous soit donc permis, en refermant ces lignes, d’adresser un conseil amical à nos Merveilles : jouissez de votre heure de gloire, elle fut belle ; mais n’en faites point l’éternité.
Car éternelle, elle ne le sera que dans votre esprit, et dans l’oubli complaisant de vos échecs ultérieurs.
LES MEILLEURS ORATEURS ROMANDS
QUI SONT-ILS VRAIMENT ?
TENTATIVE DE CLASSEMENT D'UN MONDE AUX MILLES ROIS
Après avoir disséqué l’épineux syndrome des “One Hit Wonders” il nous faut aborder la question qui fâche d’autant plus : qui, parmi la cohorte actuelle, mérite véritablement le titre de “meilleur orateur” ?
Posons d’emblée le problème méthodologique : comparer des orateurs, c’est peser des pommes contre des poires sur une balance truquée. L’un excelle en éloquence de tribune, l’autre en débat contradictoire ; celui-ci brille à domicile, celui-là à l’étranger. Nous tenterons néanmoins l’impossible, armés des palmarès, certes incomplets, mais plus exhaustifs que les légendes arrangées que chacun colporte complaisamment sur son propre compte. Il faut, pour qu’une machine fonctionne, une électricité première, comme il fallut un piètre premier feu pour que l’Humanité invente le nucléaire. Nous sommes ce premier feu, armé de la rationalité du nouveau Format Parlementaire Romand et des expertises de nos rédacteurs.
Voici donc les quelques figures qui doivent composer le podium de tout un chacun, lorsqu’il est question de l’art oratoire estudiantin.
Sirine ASFOUR
Où la “souveraine du circuit”, qui obtint le record de victoires pour une année consécutive (certes partagé), soit la plus longue série victorieuse de l’histoire oratoire genevoise documentée. Lauréate de la Joute oratoire du Club Genevois de Débat (ci-après, “CGD”) en 2023, puis du Concours Genevois d’Éloquence en 2024 et du Concours Romand d’Éloquence 2025. Elle participait également, à un tournoi informel, dit le tournoi “Squid Game”, en début d’année 2024. Son palmarès est donc celui de trois titres officiels et d’un titre secondaire de suite.
Sirine ne peut être considérée comme un Succès sans lendemain, puisqu’ayant certes pris sa retraite oratoire, elle aura prouvé sur une année sa supériorité. Il s’agit d’un exemple de saison absolument parfaite, où pour chaque concours aucun participant ne l’aurait défait. Sans pour autant avoir l’épaisseur internationale, sur le terrain romand, elle était imbattable.
Titres majeurs :
Joute Oratoire du CGD 2024, Concours Genevois d’Éloquence 2024, Concours Romand d’Éloquence 2025.
Autres :
Lauréate du « Tournoi Squid Game » (2023-2024).
Guillaume BRULHART
Où le “parfait plaideur”, qui structure l’archétype juridique de l’art oratoire genevois. Son titre majeur, la victoire à la Conférence Internationale des Barreaux au Niger en 2023 ; ses deux représentations lors des Conférences Berryer à Genève et dans le Canton de Vaud ; sa participation au concours Démosthène 2024 ; et son obtention d’un titre de “meilleur orateur” en Coupe de France 2024 lui confèrent une épaisseur certaine.
Guillaume appartient à la catégorie de ces orateurs, fondamentalement opposés aux “One Hit Wonders”, qui ne s’arrêtèrent ni à la première victoire, ni à la dernière défaite. Son titre majeur, inatteignable pour beaucoup, et de renommée mondiale, consacre son héritage.
Désormais avocat, reclu dans la plaidoirie, on ne peut que se remémorer, avec plaisir, ses frasques d’antan.
Titre majeur :
Conférence Internationale des Barreaux (Niger).
International :
1 titre de meilleur orateur (Coupe de France 2024).
Autres :
Débat d’Anciens, deux Berryers mémorables, Démosthène 2024.
Razvan Mihai GRAJDIERU
Où “l’élu”, moins pour ses compétences que pour la rapidité de leur développement. Razvan n’a qu’un titre majeur, celui de la victoire genevoise pour de la Coupe Auvergne-Rhône-Alpes de débat, de la FFD AURA, le 28 mars 2026.
Pour autant, il n’a jamais été vu auparavant un profil qui sache développé si rapidement une maîtrise de la Rhétorique. Le quatrième débat de Razvan était celui de la finale de la Coupe AURA, au cours duquel il a rivalisé, poste pour poste, avant un véritable vétéran du débat parlementaire doté de trois années d’expérience dans le circuit compétitif.
Bercé dans l’art oratoire, puisqu’ancien président d’association et formateur, il aura pris quatre années à oser prendre la parole – mais depuis, qui peut prétendre à mieux ?
Champion de la Coupe AURA de Débat 2026
Nabil DJARFI
Où “Sisyphe heureux”, Nabil est la figure radicale de la longévité oratoire. Là où d’autres se retirent après un titre, lui accumule les campagnes comme d’autres collectionnent les excuses. Son palmarès est un champ de bataille : non seulement a-t-il participé à neufs compétitions internationales (Coupe de France, Coupe AURA, Coupe de France individuelle, deux Championnats FFDE) ; il a discouru dans pas moins de six concours d’éloquence (CGE 2022 et 2024, Joute oratoire CGD 2025, EPFL 2024, Cause des Femmes 2024, SDH 2025) à Genève.
Cette obstination d’une dizaine d’année d’art oratoire professe une valeur que les puristes sous-estiment. Dans un écosystème où la plupart des champions disparaissent sitôt sacrés, Nabil revient, encore et toujours. Il est partout : GPID, Coupe AURA, Coupe de France, FFDE, procès fictifs, chocs internationaux. D’où l’image de “Sisyphe heureux” : non pas celui qui évite l’effort, mais celui qui trouve sa grandeur dans le fait de recommencer.
Maître de tous les styles, plaideur de tous les instincts, tribun par delà les frontières – il n’est une scène qui lui résiste. Il a remporté le GPID 2023, atteint le record des quarts de finale de la Coupe de France avec la SRG, et remporté la Coupe AURA 2026.
Champion de la Coupe AURA de Débat 2026
Titres majeurs :
GPID 2023.
International :
Finaliste Coupe AURA 2024 / Finaliste Coupe AURA 2023 (une fois meilleur orateur) / Coupe de France 2023 (deux fois meilleurs orateurs) / Championnats FFDE 2026 / Championnat DP FFDE 2025.
Autres :
Vainqueur du Procès de l’Intelligence Artificielle (avec Hably) / Représentant de Genève au Choc Suisse-France 2024.
Participations :
GPID 2022 pour Neuchâtel / trois participations au Concours Genevois (deux éliminations en sélections, une participation sans victoire) / Joute 2025 (défaite) / « Tournoi Squid Game » (2023-2024) / Concours EPFL 2024 / Cause des Femmes 2024 / Procès de l’État de Droit 2025.
Hibat-Allah HABLY
Où “la Machine à victoires”. Neuf fois meilleure oratrice en compétition d’équipe. Trois fois finaliste. Hiba est une figure remarquable de l’éloquence contemporaine francophone, une oratrice dont la constance, la rigueur et la puissance argumentative forcent l’admiration. Elle incarne cette rare alliance entre précision intellectuelle, maîtrise technique et présence scénique.
Son record demeure, sans qu’aucun orateur Suisse ou Romand ne l’ait dépassé. Une autre particularité de son art se trouve être ses qualités de modératrice, en ce qu’elle a modéré sept concours en trois ans, toujours avec réussite.
En comptant les éditions 2026 actuelles, Hiba, avec ses treize participations, a été élue meilleure oratrice 54% du temps.
D’où la qualification de “machine” : avoir Hiba à ses côtés, s’est s’assurer de ne pas passer inaperçu. Elle a atteint le record des quarts de finale de la Coupe de France avec la SRG, et remporté la Coupe AURA 2026.
Champion de la Coupe AURA de Débat 2026
Record :
9 titres de meilleur orateur
(3 pour la Coupe AURA 2023, 2 pour la Coupe de France 2023, 2 pour le Championnat de Débat Parlementaire FFDE 2024, 1 pour la Coupe AURA 2026, 1 pour la Coupe de France 2026.
Titre majeur :
Concours Genevois d’Éloquence 2023
Autres :
Vainqueur du Procès de l’Intelligence Artificielle (avec Djarfi)
Dantès DELAFOGE
Où “le Calife” ou le “Guide” pour certain, “l’Orateur-Philosophe” pour lui-même. Parfois sous le nom de Thomas Connor, d’autres fois sous celui de Dantès Delafoge, il est le plus titré des figures du classement.
Le nombre de ses défaites est plus élevé que la participation de beaucoup, le nombre de ses victoires demeure un record.
Président de la Société de Rhétorique de l’Université de Genève, il serait de mauvais goût d’épiloguer sur son profil. Nous attendrons que la presse lui consacre ses lettres de noblesses.
Champion de la Coupe AURA de Débat 2026
Palmarès international :
8 titres de meilleur orateur
(2 lors de la Coupe AURA 2025, 2 lors de la Coupe AURA 2026, 4 lors de la Coupe de France 2026).
Titres majeurs :
Joute Oratoire du CGD 2022 / GPID 2023 / Concours Genevois d’Éloquence 2023 / 3e place CNDÉR 2025 / L’Express Young Voices 2025 (en ligne).
Autres :
Berryer 2022 / Cœur de Cœur du Jury au RIDEF 2024 / vainqueur du Procès de Toussaint Louverture 2024.